J'ai besoin de signes:
Une croix, un cierge, une
église,
j'ai besoin de signes
comme ceux-là pour te suivre aujourd'hui.
Une croix
pour dire ma souffrance et ma peine; pour dire aussi les tiennes.
Un
cierge pour garder dans mon coeur la flamme de ta vie, la
flamme de La Vie.
Une église
pour prier avec toi, pour toi.
Te parler comme je l'ai fait
c'est un peu comme une prière que je t'adresse, un souhait que j'exprime.
J'aurais pu aussi dire tout
cela à Dieu;
mais je pense que, de là où tu
te tiens il l'entendra tous aussi bien.
Jean-Marie
Humeau
Nous faisons des
funérailles
-
pour rendre un dernier
hommage à cette personne qui est décédée
-
pour dire ce que l’être
cher a été pour nous
-
pour exprimer notre douleur
et pour être consolé
-
pour commencer à vivre
notre deuil
-
pour renouveler nos liens
d’amour et d’amitié avec ceux qui restent
-
pour dire adieu à cette
personne qui nous a quittés.
Des funérailles à
l’église
-
pour
respecter ses convictions
-
pour rappeler son lieu
d’enracinement personnel, familial et communautaire
-
pour le confier à la
miséricorde de Dieu
-
pour raviver l’espérance de
ceux qui restent en rappelant que notre Dieu est le Dieu de la vie (Luc,
20,38)
-
pour accueillir la consolation
du Père qui sait notre peine
-
pour prendre le temps de
prier.
-
«La liturgie des funérailles
rappelle et célèbre la dignité de chaque être, sa fragilité et la
résurrection promise par le Seigneur Jésus.»
Cardinal Jean-Claude Turcotte,
Archevêque de Montréal
En accord avec nos
convictions
La paroisse peut vous offrir
des funérailles qui respectent vos convictions, celles de la personne
décédée et celles de la famille.
-
la célébration
à l’église peut se vivre
dans le cadre d’une Eucharistie (la
messe étant l’action de grâce par excellence) ou
d’une liturgie de la Parole
-
la célébration des funérailles
peut se faire en présence du corps ou en
présence des cendres
-
vous pouvez choisir une
célébration commémorative quelque temps après le décès, sans la présence
ni du corps, ni des cendres.
En toutes circonstances
-
il importe toujours de
respecter les personnes, ce qu’elles sont, leur vie, leurs convictions,
leur engagements
-
quand on opte pour des
pré-arrangements funéraires, il est important de le faire en pensant à
soi mais aussi à ceux et celles qui vont rester. Qu’est-ce qui pourra
le mieux les soutenir dans leur peine ?
«Toute la
tradition chrétienne nous invite à considérer la mort comme un événement à
vivre en Église. La liturgie des funérailles convoque les proches et les
membres de la communauté chrétienne afin de recommander à Dieu la personne
défunte. Elle fortifie leur foi au mystère pascal et à la résurrection
des morts.»
Cardinal Jean-Claude Turcotte,
Archevêque de Montréal
Au moment du décès d’une personne qui vous est chère, nous vous
accompagnerons de tout cœur pour partager cet événement, préparer et
célébrer les funérailles à l’église et associer la communauté chrétienne à
votre prière d’espérance.
LA MORT UNE ESPÉRANCE À PARTAGER EN ÉGLISE
Un
message des Évêques de l’Inter-Québec
UNE
PRÉSENCE ÉVANGÉLIQUE ET AMICALE
L’accompagnement des
personnes mourantes
La
personne malade ou blessée a droit de vivre les derniers moments de sa vie
dans la lucidité, en acceptant les soins qui lui permettent d’alléger ses
souffrances, sans pour autant voir abréger ou prolonger ses jours par des
interventions inopportunes. La personne mourante a surtout besoin de
l’attention et de l’affection des personnes qui peuvent le mieux l’aider à
franchir cette étape décisive. Avec beaucoup de respect et de tact, sans
jamais s’imposer, on pourra cheminer avec la personne malade en lui
rappelant les vérités essentielles de l’Évangile et, éventuellement, lui
proposer le sacrement des malades.
L’accompagnement
des familles en deuil
La
communauté chrétienne se préoccupera de continuer cette présence évangélique
et amicale auprès de ses membres qui vivent un deuil. La rencontre avec la
mort, à la maison ou au salon funéraire, en dépit des fatigues qu’elle
occasionne, permet de s’apprivoiser à une réalité naturelle ; elle donne
aussi l’occasion aux personnes les plus affectées d’exprimer ce qu’elles
ressentent au plus profond d’elles-mêmes. Dans ce contact communautaire et
amical, il est important de faire une place à la prière.
TOUTE LA
PERSONNE, CORPS ET ESPRIT, EST SAUVÉE PAR LE CHRIST
Si, à la mort, l’Église entoure le corps de ses défunts de beaucoup de
respect, c’est qu’elle en reconnaît le caractère sacré. Elle sait que
l’homme est créé corps et esprit, à l’image de Dieu. C’est l’esprit qui
donne au corps sa dignité et pourtant, c’est le corps qui traduit l’esprit
et qui en témoigne. Le corps, en effet, révèle le mystère de la personne.
La
dignité du corps humain tient aussi, pour l’Église, à sa foi en
l’Incarnation : le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous
humainement, corporellement. Par le baptême, la personne, corps et esprit,
est sauvée par le Christ ; elle devient un membre vivant du Christ et un
temple de l’Esprit Saint. Par la confirmation, le corps est lui aussi
engagé : la personne est invitée à témoigner de sa foi. Enfin, par la
nourriture spirituelle de l’Eucharistie, la personne se laisse saisir par le
Christ. C’est tout l’être, corps et esprit, qui devient plus spirituel et
qui espère la résurrection selon la promesse de Jésus à ses disciples :
«Celui qui mange ma chair et boit mon sang possède la vie éternelle, et je
le ressusciterai au dernier jour» (Jean 6,54).
CÉLÉBRER
L’EUCHARISTIE : UNE PROMESSE DE RÉSURRECTION
C’est à l’église paroissiale que sont célébrés le baptême et les
autres sacrements, aux moments importants d’une vie de foi. Aussi, lorsque
le Seigneur rappelle à Lui ses enfants, il est bien naturel que l’Église
veuille rassembler dans ce temple, pour l’Eucharistie, ceux et celles qui
restent et qui partagent leur foi et leur espérance.
L’Eucharistie,
en effet, rend présent le mystère de Pâques, la mort et la résurrection de
Jésus. C’est par ce mystère que la personne entre elle-même dans la Vie et
qu’elle espère, même dans sa propre mort, vivre éternellement en s’attachant
définitivement au Corps du Christ ressuscité.
Cette certitude de l’Église en la résurrection lui vient du Christ lui-même
et de sa tradition la plus vivante. Elle ne peut donc en rien coïncider
avec les croyances en la réincarnation. La foi chrétienne en Jésus Christ
et en un Dieu Père créateur ne peut accepter ces croyances.
LA
SÉPULTURE CHRÉTIENNE : UN GRAND MOMENT D’ESPÉRANCE
Quant à la façon de traiter le corps après la
mort, l’Église recommande que soit conservée la coutume d’ensevelir le
corps du défunt, en souvenir de Jésus qui a été mis au tombeau. Il y a
peut-être aussi, dans cette marque de respect pour le corps, un rite de
passage qui permet à ceux et celles qui restent de mieux assimiler
l’événement et de conserver un signe plus sensible de la présence du disparu
et de l’attente de la résurrection. Il est également permis d’incinérer
le corps, dans la mesure où on ne choisit pas cette façon de faire pour
nier la foi de l’Église dans la résurrection des corps.
La
sépulture chrétienne, avec ses rites et ses prières célébrés à l’église
paroissiale, est un grand moment d’espérance pour les membres de la famille
et pour la communauté réunie autour d’un frère ou d’une sœur qui vient de
les quitter pour la Maison du Père. Tout ce qui permet de pénétrer plus à
fond ce mystère, tout ce qui aide à vivre cet événement de la mort dans la
paix, la simplicité et la beauté, participe à l’action de grâce de l’Église.
CONCLUSION
En proposant ces
attitudes pastorales, les Évêques de l’Inter-Québec souhaitent soutenir les
communautés chrétiennes dans leur désir de bien partager leur espérance en
Église et apporter en même temps réconfort à tous les fidèles qui font
l’expérience d’un deuil.
AU
MOMENT D’UN DÉCÈS
Au
moment d’un décès, plusieurs questions se posent aux fidèles et aux pasteurs
amenés à prendre des décisions importantes et rapides. Les Évêques de l’Inter-Québec
proposent ces réponses aux questions les plus courantes.
Q –
Avant de signer un contrat de pré-arrangements de
funérailles avec une entreprise
de services
funéraires, une coopérative funéraire ou un cimetière, que faut-il prévoir ?
R – Avant de signer des
pré-arrangements, un catholique doit s’assurer de s’engager dans une
vie conforme aux directives de
l’Église sur les funérailles, l’ensevelissement des corps et l’incinération.
Il faut demander que les restes
soient amenés une dernière fois à l’église paroissiale, quel que soit le
moyen choisi pour la disposition de son corps.
Q –
Qu’est-ce que l’on doit faire au moment d’un décès ?
R –
On doit prendre contact avec les
responsables de la paroisse du défunt le plus tôt possible
afin de fixer l’heure des
funérailles et ce, avant de s’entendre définitivement sur les arrangements
funéraires.
Q –
Est-il souhaitable que la famille et les amis se réunissent autour du
corps avant les
funérailles à
l’église ?
R –
Oui, il est bon, lorsque cela
est possible, que ces personnes se réunissent dans un climat
de prières autour du défunt, que
ce soit à la maison, au salon funéraire ou à l’église. Il y a là plus qu’une
démarche sociale : c’est un geste chrétien qui
-
permet à la communauté chrétienne de
partager la douleur des personnes en deuil ;
-
aide à accepter cette réalité
inévitable qu’est la mort ;
-
donne l’occasion aux parents et amis
du défunt d’exprimer ce qu’ils ressentent au plus profond d’eux-mêmes et de
partager l’espérance chrétienne en priant pour le défunt et pour les
personnes affligées par le deuil.
Depuis quelques temps, une
pratique nouvelle semble vouloir s’introduire : lorsqu’il n’y a pas eu
exposition du corps, la famille se rend à l’église avant les funérailles
pour y recevoir des marques de sympathie. Cette pratique peut causer
certains problèmes. Si l’on y recourt, ce sera après entente avec les
autorités de la paroisse et il faudra veiller à garder à l’église son
caractère de lieu de recueillement et de prière.
Q –
Est-ce que l’Église accepte l’incinération des corps ?
R –
Oui, l’Église accepte
maintenant l’incinération des corps à condition que l’on n’ait pas
choisi cette façon de faire pour
nier la foi de l’Église en la Résurrection des corps.
Toutefois, les fidèles sont
encouragés à choisir l’inhumation de leur corps. En effet, même si l’Église
accepte l’incinération, elle accorde toujours sa préférence à l’inhumation
des corps en se rappelant que le corps de Jésus a lui aussi été mis au
tombeau. Les funérailles à l’église en présence du corps et suivies de
l’inhumation demeurent le mode privilégié de vivre chrétiennement le départ
d’un être cher.
Q
– Est-ce que le corps ou les cendres doivent passer par l’église
paroissiale pour la
liturgie des
funérailles ?
R – Oui, car
l’Église veut rendre hommage au corps ou aux cendres de la personne
décédée
qu’elle considère comme sacrés, parce que cette personne
-
a été baptisée et sauvée, corps et
esprit, par le Christ ;
-
est devenue temple de l’Esprit Saint ;
-
a été confirmée et a participé à
l’Eucharistie ;
-
a été membre de la communauté
chrétienne et a posé, avec son corps et durant toute sa vie, des actes de
foi, d’espérance et d’amour.
Il
est donc important que dans les pré-arrangements avec la direction d’une
maison funéraire, on s’assure que soit respecté son désir d’avoir des
funérailles à l’église paroissiale.
Q
– L’Eucharistie ou une cérémonie para-liturgique en remplacement des
funérailles à
l’église
paroissiale peuvent-elles être célébrées au salon mortuaire ou à la chapelle
funéraire ?
R – Non, c’est à
l’église paroissiale que le chrétien a reçu le baptême et les autres
sacrements
aux
moments importants de sa vie de foi (confirmation, mariage, pardon,
eucharistie). Il convient donc que la communauté chrétienne se réunisse
dans ce temple pour partager, une dernière fois autour de la personne
décédée, sa foi et son espérance.
Il
est aussi important que, dans les pré-arrangements, le désir de passer par
l’église paroissiale avant l’inhumation soit respecté.
Une fois cette exigence de l’Église exprimée, soulignons la belle coutume de
prier autour du corps du défunt, coutume qu’il faut maintenir et encourager. On
peut faire des liturgies de la Parole, mais elle ne remplacent pas les
funérailles à l’église.
Q
– Est-il vrai que maintenant, les funérailles à l’église paroissiale
peuvent avoir lieu en
présence des
cendres ?
R – Oui, cela est
maintenant permis. Toutefois, l’Église recommande, à moins de raison
majeure, de procéder à
l’incinération uniquement après le service funèbre en présence du corps.
Q – Est-ce que la dépouille
mortelle ou les cendres peuvent être déposées dans n’importe
quel terrain, disposées de diverses autres façons, ou gardées à la maison ?
R –
Non, l’Église demande que la
dépouille mortelle ou les cendres soient inhumées dans un
cimetière, de préférence
catholique, ou conservées dans un endroit qui en tient lieu, tel un mausolée
ou un columbarium.
Il convient d’accompagner le
corps ou les cendres jusqu’au cimetière et de prier à cet endroit pour la
personne défunte.
Q – Est-il souhaitable
d’organiser des prières spéciales au cimetière ?
R –
Oui, en plus des prières
qui se font lors de l’inhumation des personnes défuntes, il est
souhaitable d’encourager les
visites et les prières au cimetière. De plus, il convient qu’au moins une
fois l’an, les pasteurs invitent leurs fidèles à prier plus spécialement
pour les membres décédés de la communauté chrétienne.
Par ces réponses aux questions que beaucoup de gens se posent, les Évêques
de l’Inter-Québec veulent promouvoir des attitudes chrétiennes et pastorales
à conserver face à la mort. Ils encouragent les pasteurs et leur communauté
chrétienne à bien célébrer les funérailles en Église pour aider les fidèles
à mieux comprendre, dans la foi et l’espérance, le vrai sens de la mort.
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